Viroinval se souvient... la Guerre 14-18

25/08/2014

Ce samedi 23 août, la Commune de Viroinval organisait une journée commémorative dans le cadre du centenaire de la première guerre mondiale. Avec cette première étape dourboise, il s’agissait d’entamer officiellement les commémorations de la Guerre 14-18 dans le cadre d’un programme qui s’étalera sur quatre ans à Viroinval.

Le matin, un hommage particulier a été rendu aux victimes civiles et militaires de la Guerre 14-18 aux pieds des monuments aux morts de Nismes et de Oignies, avant de prendre la direction de Dourbes pour inaugurer le monument aux morts, restauré pour la circonstance,  ainsi que les trois sépultures des victimes civiles de la 1ère guerre.

Le public a ensuite pu assister au vernissage de l’exposition intitulée « Le premier mois de la guerre dans les villages de l’entité de Viroinval ». Cette exposition a été mise sur pied par Bernard NAIN, historien local et conservateur des archives de Viroinval.

Le centenaire de la « Grande Guerre » occupe les esprits et l’actualité médiatique depuis de nombreux mois maintenant. Avec le recul, on le sait, cette guerre fut effroyable. Elle a engagé plus de soldats, provoqué plus de morts et causé plus de destructions que toute autre guerre auparavant. Dans la mémoire collective, 14-18 fut la guerre des tranchées, la misère humaine sur les fronts, l’héroïsme des soldats, la tuerie de masse…

Notre « devoir de mémoire » est assorti d’un « devoir de réflexion », qui par ces commémorations doit susciter une réflexion profonde sur les notions de « Guerre » et de « Paix ».

Donner du sens aux commémorations, c’est inévitablement évoquer le temps présent. Après 1945, la réconciliation franco-allemande, a été le moteur de la construction européenne et source d’une paix durable entre les peuples en Europe occidentale… mais malheureusement, pas dans le monde en général.

Les nationalismes qui portaient l’orage en 1914 sont toujours bien présents dans de nombreuses régions du monde et constituent autant de menaces contre la paix. Le rejet de l’autre a pris d’autres formes, celles des dogmatismes religieux : les fanatismes, l’anti-sémitisme, le fondamentalisme islamique, le djihadisme, particulièrement actif dans les chaos irakien, afghan et syrien.

Ce que nous devons combattre en tant que citoyens indignés et responsables, ce sont toutes les formes de racisme, d’intolérance, de discriminations fondées sur la race ou la religion ou sur toute autre différence.

Connaître notre passé, le comprendre et en tirer les leçons pour analyser le présent, c’est construire notre avenir. C’est là le sens profond qu’il nous appartient de donner aujourd’hui aux commémorations du centenaire de 1914-1918.

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